Incidents à Air France : 4 salariés licenciés

Airbus A380 d' Air France - © Air France

Cinq semaines après les violences qui ont émaillé le Comité central d’entreprise le mois dernier, Air France a décidé de licencier quatre salariés mis en cause. D’autres sanctions sont prises pour une douzaines d’employés.

Lors du incidents du 05 octobre, deux dirigeants d’Air France avaient été molestés, leurs chemises arrachées. Les images ont fait le tour du monde.

Six salariés ont été interpellés par les forces de police à la suite de ces événements. Air France en licencie quatre d’entre eux pour « faute lourde » , « sans indemnité ni préavis » précise Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT Air France.

Un cinquième salarié fait l’objet d’une procédure de licenciement spécifique, plus longue, en raison de son statut de délégué syndical. Les instances du personnel doivent être consultées et l’inspection du travail doit donner son autorisation.

Pour le sixième employé, Air France n’a pas retenu les faits d’accusation d’agressions physiques. Il sera néanmoins mis à pied pour dégradation.

Une décision similaire a été prise à l’encontre de onze autres salariés au sol, mis à pied sans solde pendant quinze jours.

Si la direction estime avoir agi « de façon juste, équitable, proportionnée et rigoureuse », FO évoque « une farce » , les sanctions ayant été prises d’après des vidéos des incidents. La CGT qualifie ces sanctions « d’inadmissibles » , en rappelant qu’elle a appelé à la grève pour le 19 novembre, date du prochain CCE d’Air France. Les autres syndicats ont simplement appelé à une journée de mobilisation ce jour-là.

Reste à savoir si, ou quand, les discussions vont reprendre entre la direction et les organisations syndicales pour parvenir à des accords de productivité. Le 28 octobre, l’intersyndicale réunissant 13 syndicats d’Air France, toutes catégories confondues, a annoncé qu’elle ne reprendrait pas les négociations tant que ne seront pas arrêtées les procédures disciplinaires.

Autre volet de cette affaire, judiciaire cette fois-ci, cinq salariés mis en cause dans les événements comparaitront le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour « faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n’excédant pas huit jours » . Ils risquent trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Photo : Airbus A380 d’ Air France – © Air France

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