Aeroflot ne rachètera pas Transaero, désormais menacée de faillite

Boeing 747-400 de Transaero - CC Wikimedia / Aleksandr Markin

La compagnie aérienne nationale russe Aeroflot a annoncé jeudi qu’elle ne rachètera pas sa concurrente privée Transaero, désormais menacée de faillite.

Aeroflot explique le 1er octobre qu’elle n’a pas reçu l’accord des actionnaires de Transaero pour racheter 75% plus une part de son capital dans les temps, soit au plus tard le 28 septembre. Aeroflot a décidé en outre de ne pas prolonger la validité de la proposition.

Elle s’engage toutefois à continuer de prendre en charge les clients de Transaero. « Les passagers seront transportés ou seront remboursés » , déclare Vitaly Saveliev, le directeur général d’Aeroflot. La compagnie dit également vouloir minimiser l’impact social pour les employés de Transaero et stabiliser « dans certaines limites » ses finances.

Aeroflot, détenue à 51% pour l’Etat Russe, a quasiment pris le contrôle opérationnel de Transaero au début du mois de septembre avec le soutien du gouvernement. Transaero n’a cependant pas trouvé d’accord avec ses créanciers pour restructurer sa dette et n’arrive plus à faire face à ses échéances. Le gouvernement russe, résigné à voire Transaero disparaître, lui a interdit de vendre de nouveaux billets à compter du 2 octobre tout en lui maintenant – pour le moment – sa licence d’exploitation.

Transaero courre à présent à la faillite. La décision revient aux créanciers qui devront saisir la justice, selon le ministre des Transports Maxime Sokolov.

La compagnie emploie environ 10.000 salariés. 650.000 clients sont en possession d’un billet de Transaero, selon les médias russes.

Les commandes qu’elle a passées auprès des avionneurs sont dorénavant en suspens, notamment quatre Airbus A380 et six A321 (sur un total de huit dont deux livrés), ainsi que quatre Boeing 747-8i.

En France, Transaero est présente sur les lignes Moscou–Paris Orly et Moscou-Lyon.

Laissez un commentaire