MH17 : les enquêteurs identifient de possibles éléments d’un missile BUK

Enquêteurs néerlandais et australiens sur le site du crash du vol MH17 en Ukraine en août 2014 - CC ministère de la Défense néerlandais

Les experts chargés d’enquêter sur le crash du vol Malaysia Airlines MH17 en Ukraine l’année dernière viennent d’identifier des éléments qui pourraient provenir d’un missile BUK de fabrication russe, dont disposent aussi bien la Russie que l’Ukraine. Cette découverte pourrait fournir des informations sur l’accident.

Le Conseil Néerlandais pour la Sécurité (DSB) et le Parquet néerlandais ont donné un peu plus de poids hier à la thèse selon laquelle le vol MH17 de Malaysia Airlines a été abattu au dessus de l’Ukraine par un missile sol-air BUK de fabrication russe, ôtant la vie à 298 personnes. Les Etats-Unis et l’Ukraine l’affirmaient déjà, mais restait à retrouver des traces de ce missile dont disposent aussi bien la Russie que l’Ukraine.

Un pas vient d’être franchi dans cette direction : le DSB et la justice néerlandaise ont annoncé le 11 août dans un communiqué commun avoir identifié « plusieurs éléments, qui peuvent provenir d’un système de missile sol-air BUK » . Ces objets avaient été recueillis précédemment, lors d’une mission de rapatriement de corps et de débris sur le site du crash, dans l’Est de l’Ukraine, près de Donetsk, et ont été entreposés aux Pays-Bas pour y être analysés. L’aide d’experts en armement et d’autres spécialistes va maintenant être sollicitée, ont aussi indiqué les néerlandais.

« Les pièces sont d’un intérêt particulier pour l’enquête pénale, car ils peuvent éventuellement fournir plus d’informations sur ceux qui ont été impliqués dans le crash du vol MH17 » , souligne en effet leur communiqué.

Toutefois, ces autorités se montrent prudentes, en se refusant pour l’instant d’établir « un lien de causalité entre la présence de ces éléments découverts et le crash » du Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines.

En septembre 2014, le rapport préliminaire établi par le DSB sur les circonstances de l’accident a conclu que l’appareil avait été percuté par un grand nombre « d’objets à haute énergie » , sans nommer de responsable.

L’Ukraine et les gouvernements Occidentaux accusent les séparatistes soutenus par la Russie d’avoir lancé un missile sol-air en direction de l’appareil. La Russie de son côté accuse l’Ukraine d’être à l’origine du tir.

Sur les 298 victimes de ce crash, les deux tiers étaient d’origine néerlandaise. Les Pays-Bas ont pris la tête de l’enquête en accord avec les différents pays intervenants.

Le DSB en particulier est chargé d’établir un rapport définitif sur les causes de l’accident pour le mois d’octobre, tandis que le Parquet néerlandais avec qui il collabore ponctuellement est chargé de l’enquête pénale.

Photo : Enquêteurs néerlandais et australiens sur le site du crash du vol MH17 en Ukraine en août 2014 – CC ministère de la Défense néerlandais

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