Redevances aéroportuaires : la FNAM en appelle au Premier ministre

Airbus A321 d'Air France à Paris Charles de Gaulle - © Air France

La FNAM, réunissant les principales compagnies aériennes françaises, a renouvelé dimanche sa demande pour une baisse des redevances sur les aéroports de Paris Orly et Roissy-Charles de Gaulle gérés par Aéroports de Paris (ADP). L’organisation en appelle maintenant au Premier ministre.

Manuel Valls doit rendre prochainement son arbitrage concernant l’évolution des redevances des aéroports parisiens. Ces sommes payées par les compagnies aériennes pour opérer sur les deux plateformes seront en effet encadrées pour la période 2016-2020 par le Contrat de Régulation Economique (CRE3).

« A la veille d’un arbitrage majeur relatif aux évolutions des redevances des aéroports parisiens, la FNAM, qui représente 95% du secteur du transport aérien français, (Aigle Azur, Air Caraïbes, le groupe Air France, Corsair International, XL Airways) exhorte le Premier ministre à prendre en compte les conclusions des rapports parlementaires, des rapports d’experts et des conclusions de la Commission Consultative Aéroportuaire (CCA) » , indique la FNAM le 26 juillet dans un communiqué. L’organisation exhorte à « un arbitrage cohérent et lisible » pour les compagnies aériennes basées en France.

La FNAM réitère ainsi sa demande d’une réduction des tarifs des aéroports Roissy-Charles de Gaulle et Orly « afin de se remettre à niveau de ses concurrents européens et extra européens » .

Elle cite l’exemple de l’aéroport de Schiphol à Amsterdam aux Pays-Bas, en lien capitalistiques avec ADP : la plateforme néerlandaise a baissé de -7,7% ses redevances aéroportuaires sur 2015.

La FNAM dénonce aussi le monopole dont bénéficie ADP à Paris, ce qui prive les compagnies aériennes française d’une alternative pour desservir la capitale. « Les deux aéroports parisiens Orly et Roissy constituent un monopole géographique incontournable et sont de fait la porte d’entrée principale en matière de Transport Aérien pour la France » , conclut la FNAM.

En mars dernier, la FNAM avait déjà demandé une baisse annuelle de -2,5% des redevances aéroportuaires pour les aéroports parisiens, alors qu’ADP a proposé en janvier de les augmenter de +2,4%.

La CCA citée par l’organisation a préconisé, dans un avis publié le 27 juin dernier au Journal Officiel, de limiter la hausse des redevances aéroportuaires à l’inflation. Elle a estimé en outre « qu’un mécanisme de contribution financière des activités commerciales serait légitime et pertinent dans l’objectif de réduire l’évolution des redevances aéroportuaires en dessous de l’inflation (-0,7% à -1%), ce qui permettrait à Aéroports de Paris de retrouver une meilleure compétitivité » .

Le coût de ces redevances s’élève à 500 millions d’euros par an pour Air France et ses filiales, a indiqué en mars 2015 Alain Battisti, le président de la Fnam.

Entre Aéroports de Paris et les compagnies aériennes, l’Etat va devoir faire la part des choses : il détient en effet 50,6% du capital d’ADP et environ 17% de celui d’Air France – KLM.

Photo : Airbus A321 d’Air France à Paris Charles de Gaulle – © Air France

 

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