EasyJet dévoile plusieurs innovations, dont un drone pour inspecter ses avions

Drone pour inspecter les avions - © easyJet

La low-cost easyJet a dévoilé le 04 mai lors d’un événement médiatique toute une série d’innovations technologiques visant à améliorer ses opérations, notamment un drone pour inspecter ses avions, des essais d’impression 3D pour produire des pièces détachées, un système de télémétrie en collaboration avec Airbus pour prédire les problèmes techniques avant qu’ils ne surgissent, et plusieurs fonctionnalités numériques pour faciliter le voyage de ses passagers.

Lors de cette manifestation à l’aéroport de Milan Malpensa – sa deuxième plus grande base après Londres Gatwick – easyJet a indiqué qu’elle a réussi l’inspection automatisée de l’un de ses avions avec un drone (photo). Selon la low-cost, Les essais ont permis d’établir que les drones pré-programmés pourraient aider à réduire le nombre d’heures pendant lesquelles un avion est cloué au sol après certains événements tels que la foudre, en comparaison avec une inspection humaine. EasyJet vise à mettre en service les drones dans ses centres de maintenance à travers l’Europe dans les 12 mois à venir.

La compagnie aérienne a également annoncé qu’elle expérimente l’impression 3D pour remplacer certains pièces dans la cabine de ses avions (comme les accoudoirs des sièges). Cette mesure vise à accélérer le processus de remplacement et réduire le stockage des pièces de rechange. En outre, L’impression 3D sera rendue possible sur la prochaine génération de moteurs. Le LEAP-1A de CFM International, qui équipera le futur A320neo (dont elle a commandé 100 exemplaires), disposera de pièces imprimables en 3D, tels que les injecteurs de carburant ou les pales des filtres en carbone.

Par ailleurs, easyJet va étudier, en collaboration avec Airbus dont elle est le plus grand opérateur de monocouloirs en Europe, une solution pour pronostiquer l’entretien des avions en utilisant le système de transmission ACARS. Les informations recueillies au cours des vols seront analysées, et les défauts potentiels qui auront été détectés seront envoyés aux équipes des compagnies aériennes pour qu’elles résolvent les problèmes techniques dès que l’avion atterrira, ou pour qu’elles planifient le travail dans les opérations de maintenance programmées. cette collaboration entre la low-cost et le constructeur « appuie notre objectif d’éliminer les retards techniques connexes » , précise easyJet, qui indique également avoir réduit ces retards à 6 pour 1000 mouvements d’avions aujourd’hui, au lieu de 10 pour 1000 il y a cinq ans.

En parallèle à ces innovations d’arrière-scène, la low-cost prévoit de lancer de nouvelles fonctionnalités numériques conçues pour faciliter la vie des passagers. « C’est également une priorité » , insiste easyJet.  Sont annoncées une nouvelle application pour  iPhone, une autre pour l’Apple Watch et un outil qui permettra aux clients de gérer eux-mêmes la réservation d’un hébergement ou un nouveau vol quand celui qu’il devait prendre est perturbé.

L’année dernière, easyJet avait présenté plusieurs innovations technologiques qu’elle a mis en application depuis, comme les organiseurs de vol électroniques pour mettre fin au papier dans le cockpit, et différentes applications pour ses équipes techniques, permettant de gérer des opérations de maintenance après un choc aviaire ou d’aider les techniciens et les équipages à résoudre des problèmes techniques sur la totalité du réseau.

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Photo : Drone pour inspecter les avions – © easyJet

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