TAP Portugal : la privatisation suspendue par la justice

Airbus A340-300 de TAP Portugal - cc wikimedia

La justice portugaise a suspendu mercredi en référé la privatisation partielle de TAP Portugal pour une irrégularité, mais le gouvernement fera appel de cette décision.

Le tribunal administratif suprême de Lisbonne a estimé que le processus de privatisation de la compagnie aérienne comportait un vice de forme. Il reproche au gouvernement de ne pas avoir prévu un appel d’offres pour mener une évaluation financière indépendante de TAP en préalable à la privatisation. La justice donne ainsi raison au mouvement citoyen « Peço a palavra » (« Je demande la parole« ) qui l’avait saisie.

Le Premier ministre du Portugal, Pedro Passos Coelho, s’est empressé d’indiquer que le gouvernement ferait appel de l’ordonnance du tribunal, qui intervient deux jours seulement avant la date butoir pour la remise des offres définitives par les deux candidats restés en lice : l’homme d’affaires Germán Efromovich qui possède, entre autres, la compagnie aérienne Avianca, et David Neeleman, fondateur des low-cost JetBlue Airways Corporation et Azul Linhas Aéreas Brasileiras. Un troisième candidat, Miguel Pais do Amaral, n’a pas été retenu au terme du processus de sélection initiale.

La suspension de la privatisation de TAP est la énième péripétie de ce dossier. Une première tentative a échoué en décembre 2012, quand German Efromovich était alors le seul candidat.

Puis le processus a été relancé en novembre 2014 par le gouvernement de centre-droit, qui a l’intention de céder 61% du capital, pour garder 34% qu’il pourra céder dans les deux ans. Les 5% restants seront offerts aux employés.

Au début du mois de mai 2015, les pilotes de la compagnie se sont mis en grève pendant 10 jours pour protester contre ce projet, qui rencontre également l’hostilité des syndicats et de l’opposition de gauche.

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