Air France ne basera plus de pilotes à Marseille, Nice et Toulouse

Airbus A320 d'Air France - © Air France

Air France a décidé de fermer ses bases de pilotes à Marseille, Nice et Toulouse, mais cette mesure de réorganisation interne ne se soldera par aucune suppression d’emploi ni fermeture de ligne.

La compagnie n’a pas pu trouver d’accord avec les syndicats pour maintenir ses pilotes dans les bases de province. « Les négociations relatives à l’évolution de l’accord Bases Province n’ont pas abouti » , constate Eric Schramm, Directeur Général Adjoint Opérations Aériennes d’Air France et également Commandant de Bord sur 777, dans une lettre adressée le 14 mai aux pilotes.

La compagnie proposait de les maintenir à Marseille, Nice et Toulouse, à condition d’aligner leurs conditions de travail sur celles de leurs collègues basés à Paris, mais « les syndicats représentatifs des Pilotes ont décidé de ne pas signer cet avenant » qui leur avait été proposé le 07 mai, écrit le responsable.

Les syndicats demandaient « à disposer d’un droit de regard sur l’affectation des lignes entre Air France et HOP » , ce que la direction a jugé « inacceptable » . « Les décisions relatives à l’utilisation de notre flotte, l’évolution de notre programme et les adaptations commerciales sont de la responsabilité de la Compagnie » , précise Eric Schramm. « Nous allons donc être contraints de devoir fermer les bases en octobre prochain » , annonce-t-il.

Ce changement d’organisation interne « n’aura pas de conséquence sur le programme de vols, ni sur le nombre de postes, indique cependant à l’AFP  un porte-parole de la direction. « De fait, les bases de province étaient déjà fermées, puisqu’il n’y avait plus de vols internationaux à leur départ depuis un moment » , précise-t-il.

Air France solde ainsi son expérience lancée à l’hiver 2011 à Marseille et au printemps 2012 à Nice et Toulouse, visant à contrer l’expansion des low-cost en province. La stratégie consistait à baser des avions et des équipages dans ces villes, sans avoir à les faire revenir chaque soir à Paris, pour desservir d’autres aéroports en province et à l’international proche. Grâce à une rotation journalière plus importante et des gains de productivité, la compagnie espérait une réduction des coûts de 15%.

« Le modèle tel qu’il a été construit en 2011 n’a jamais trouvé son équilibre économique et les diverses adaptations mises en œuvre n’ont pas permis de rétablir la situation » , admet cependant Eric Schramm dans son courrier. « C’est avec un sentiment de gâchis que le projet Bases province se termine » , déplore-t-il.

200 pilotes sur les 3.800 que comptent la compagnie seront donc réaffectés à Paris. Le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) fera dès ce lundi des propositions pour que les pilotes ne soient pas « lésés » avec ce changement d’affectation.

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Crédit photo : Airbus A320 d’Air France – © Air France

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