Un long-courrier Russo-Chinois dès 2025 ?

Projet de long-courrier entre UAC et Comac - © UAC

Projet de long-courrier entre UAC et Comac – © UAC

Le constructeur Russe United Aircraft Corporation (UAC) et le Chinois Comac sont actuellement en phase d’études préliminaires pour lancer un appareil long-courrier de 250 à 280 places qui pourrait voler dès le milieu de la prochaine décennie.

 

Le duopole Airbus – Boeing sur le marché des longs-courriers prendra-t-il fin dans une dizaine d’année ? C’est en tout l’intention de la Russie et de la Chine qui visent la mise en service d’un tel appareil à partir de 2025.

Les constructeurs UAC et Comac, tous les deux détenus par leur Etat respectif, ont signé à cet effet un protocole de coopération en Mai 2014, puis réalisé une étude de faisabilité à l’automne dernier, avec des résultats qui se seraient révélés concluants.

Les deux avionneurs en sont maintenant à la phase de conception préliminaire, qui sera achevée en Juillet prochain, tandis qu’une définition plus précise du projet pourrait débuter à partir de 2016, a révélé Aviation Week cette semaine.

A ce stade, peu de détails sont connus sur ce futur long-courrier Russo-Chinois, si ce n’est la capacité envisagée de la version de base, soit 250 à 280 places. Une variante raccourcie ou allongée pourrait être également développée. Quant au rayon d’action, Comac, qui a dans ses cartons un projet de long-courrier C929, a identifié un marché potentiel pour des appareils d’une autonomie de 7.400 kilomètres, mais UAC a indiqué que l’avion développé en commun pourrait voler jusqu’à 12.000 kilomètres. Avec ces caractéristiques, l’appareil serait concurrent des futurs Airbus A330neo et des Boeing 787 Dreamliners.

La Russie et la Chine sont disposées à financer le projet pour développer leurs industries aéronautiques indépendamment de l’Europe et des Etats-Unis. Mais il semble cependant peu probable que le futur gros-porteur puisse se passer de certains composants Occidentaux, comme l’avionique et les moteurs. Toutefois les deux pays souhaitent également développer en commun un nouveau réacteur, dont la mise en service interviendrait dans la période 2025-2030. Il équiperait alors les appareils assemblés à partir de ce moment-là.

La Russie a une bien plus longue expérience que la Chine en matière aéronautique. Mais l’un et l’autre ont déjà exprimé leurs ambitions sur le marché des avions commerciaux, notamment sur le segment des appareils régionaux : le Sukhoi Super Jet 100 Russe est en service depuis 2011, et le Comac ARJ21 Chinois a reçu sa certification de type le 30 Décembre dernier.

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