Ryanair s’intéresse à Orly

B737-800 de Ryanair alignés pour le décollage. - © Ryanair

B737-800 de Ryanair alignés pour le décollage. – © Ryanair

Alors qu’elle cherche à développer son trafic et à conquérir la clientèle d’affaires, Ryanair, première low-cost Européenne en termes de passagers transportés, s’intéresse aux opérations depuis l’aéroport de Paris Orly.

Ryanair a pris « récemment » contact avec la Cohor, l’organisme en charge de la gestion et de l’attribution des créneaux horaires en France, « pour se renseigner sur la problématique particulière d’Orly, dont la capacité est plafonnée pour limiter les nuisances sonores » , révèle ce 18 Décembre La Tribune, qui ne cite pas ses sources et ne donne pas de date. 

Aucune demande de créneaux de décollage et d’atterrissage n’a été formulée par la low-cost pour la saison été 2015, précise cependant le site d’information économique, qui se demande ce que fera Ryanair ensuite, si elle « fera une croix » sur la desserte d’Orly en raison de la difficulté à obtenir les autorisations pour y opérer, ou si au contraire, elle « acceptera de commencer petit » comme l’a fait au départ easyJet.

Ryanair a entrepris un tournant stratégique cette année : avec l’objectif de quasiment doubler son trafic en 10 ans pour le faire passer à 150 millions de passagers en 2024 contre 82 millions aujourd’hui, elle vise maintenant les grands aéroports Européens et non plus les plateformes secondaires sur lesquelles elles s’est développée auparavant. Elle espère ainsi capter une plus large clientèle, et surtout les voyageurs d’affaires, nettement plus rentables.

Dans ce contexte, Ryanair estimerait-elle que ses positions près de la capitale Française sont insuffisantes pour assurer son développement ? Elle opère aujourd’hui 2 lignes depuis Paris Vatry, distant de 150 kilomètres de Paris, et surtout 13 lignes au départ de Beauvais Tillé, rebaptisé sur son site Paris Beauvais, distant de 60 kilomètres. En revanche, 14 kilomètres seulement séparent l’aéroport d’Orly du centre de Paris, sans compter des moyens de transport en commun nettement plus développés.

Le deuxième aéroport Parisien attire toutes les convoitises des compagnies low-cost : outre easyJet qui s’est nettement développée depuis 2003 jusqu’à devenir le deuxième opérateur derrière Air France, Vueling a dépassé le cap des 10 millions de passagers transportés depuis son installation en 2004, la plaçant à la troisième place sur la plateforme.

Transavia, filiale low-cost d’Air France, vise pour sa part la première marche du podium, et ce dès 2015, grâce à une flotte qui comptera alors 21 appareils.

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