Nice Côte d’Azur veut plus de droits de trafic pour le long-courrier

Vue aérienne de l'aéroport de Nice - © Jérôme Kelagopian / ACA

Vue aérienne de l’aéroport de Nice – © Jérôme Kelagopian / ACA

L’aéroport de Nice veut développer son activité sur le long-courrier mais juge que le mode d’attribution des droits de trafic en France joue en sa défaveur. Il émet des propositions pour faire évoluer la situation actuelle.

 

Nice Côte d’Azur, troisième plateforme aéroportuaire Française après Charles de Gaulle et Orly, en a assez que des compagnies internationales qui frappent à sa porte ne puissent finalement ouvrir des lignes par manque de droits de trafic.

« Nous sommes contents d’être la deuxième ville aéroportuaire de France, mais nous sommes moins contents de devoir refuser l’accès de l’aéroport à des compagnies notamment longs-courriers qui viennent de l’autre bout du monde, » a déclaré le Président de la société gestionnaire Aéroports de la Côte d’Azur (ACA), Dominique Thillaud, au site économique local Webtime Media.

« Oui, la desserte de Paris est trop prépondérante, » a-t-il poursuivi, en référence à la réglementation actuelle qui favoriserait les aéroports Parisiens au détriment de celui de Nice.

Pour le Président d’ACA, qui voudrait ouvrir des destinations vers le Moyen-Orient ou l’Asie, le développement de Nice Côte d’Azur ne gênerait pas celui de Charles de Gaulle ou d’Orly.

« L’offre arrivée / départ de Paris en long-courrier, c’est 28 millions de sièges. Notre demande aujourd’hui, c’est d’avoir [pour Nice] 150.000 sièges de plus, » a-t-il indiqué. « Ce n’est pas ces nouveaux trafics qui vont déstabiliser le ciel Français, tant dans la dimension desserte aérienne qu’aéroportuaire, » a-t-il ajouté.

Proposition

Dominique Thillaud ne s’arrête pas à ce constat : « nous essayons de sensibiliser le Ministère des Affaires Etrangères à l’impact économique, bénéfique et favorable, que pourrait avoir l’arrivée de ces nouvelles compagnies et le développement du trafic long-courrier pour la région,  » a-t-il dit.

Pour négocier les droits de trafic, ce Ministère ne devrait pas seulement écouter l’avis de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). « Il devrait y avoir un deuxième avis, représentatif du territoire et de l’impact économique que pourrait avoir tel ou tel développement de ligne sur tel ou tel aéroport, quel que soit l’endroit où il soit situé en France, » a-t-il expliqué.

Le Président d’ACA dit enfin avoir une « approche coordonnée » avec l’aéroport de Lyon, soumis à « la même problématique de court terme. »

« Comme le projet du gouvernement est de développer le tourisme, le Ministre Laurent Fabius s’est exprimé sur ce sujet avec beaucoup de volontarisme, nous souhaitons être partie prenante à ce développement et nous avons des propositions qui vont dans ce sens, » a-t-il conclu.

L’intégralité de l’interview peut être écoutée ici.

Ce n’est pas la première fois que le Président d’ACA dénonce la limitation des droits de trafic. Lors du vingtième anniversaire de la présence d’Emirates sur son aéroport en Juin dernier, Il avait évoqué « l’absolue nécessité de pouvoir étendre encore ces lignes directes long courrier au départ de Nice, au service du développement économique de notre Territoire », afin d’éviter « le désagrément de transiter par des hubs moins bien positionnés ».

En 2013, le gouvernement avait refusé l’octroi de fréquences supplémentaires à Qatar Airways qui avait alors quitté le 31 Mai l’aéroport Azuréen pour se renforcer à Paris Charles de Gaulle.

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