ATR réfléchit à une version « neo »

Visualisation d'un ATR72-500 - © ATR

Visualisation d’un ATR72-500 – © ATR

ATR réfléchit à une version remotorisée de son appareil turbopropulseur afin de conserver un avantage compétitif sur les jets pour les lignes régionales courts-courriers.

 

Filiale d’Airbus et de l’Italien Finmeccanica, le constructeur aéronautique ATR basé à Toulouse a repoussé au moyen terme le projet d’une version 90 places de son appareil turbopropulseur actuellement décliné en deux versions, l’ATR42-600 et l’ATR72-600. Mais l’avionneur réfléchit à une nouvelle variante qui serait équipée d’une cabine densifiée et de nouveaux moteurs plus performants.

« Le fait de repousser à un horizon moyen terme le projet d’un avion de 90 places ouvre de nouvelles perspectives. (…) J’ai lancé en interne une réflexion sur comment ATR peut améliorer ses plates-formes, comment peut-il dégager plus de valeurs pour ses clients. Des pistes ont été lancées : densification de la cabine pour la faire passer de 70-72 à 76-78 places. Est-ce que l’on pourra monter à 80 places ? On va regarder, » a déclaré ce 15 Septembre Patrick de Castelbajac, le nouveau PDG d’ATR, dans une interview à La Tribune. Les ATR pourraient ainsi recevoir des sièges ultra-fins à l’instar des appareils à réaction.

Le PDG d’ATR indique également qu’il est en contact avec les fabricants « pour regarder comment demain on peut remotoriser l’ATR. » Pratt & Witney Canada fournit actuellement les moteurs des versions 42-600 et 72-600. Le motoriste équipera également les futurs Airbus A320neo. « Il est évident que lorsqu’on voit les gains moteurs réalisés sur les nouvelles générations de jets, je n’imagine pas qu’une partie importante de ces gains ne puisse pas se retrouver chez nous, » a poursuivi Patrick de Castelbajac, qui vise 15% de gain par rapport aux versions existantes afin de garder son avantage sur les trajets de 300 Miles nautiques (environ 500 kilomètres).

« Par rapport à un jet, l’ATR-600 consomme aujourd’hui 50 % de moins. Mais les jets de nouvelle génération vont consommer 15 % de moins. Donc les 50 % vont devenir 35 %. Si je ne veux pas perdre mon avantage compétitif, ATR doit à son tour suivre cette évolution. D’autant que la technologie est là, » a-t-il expliqué.

La remotorisation de l’appareil pourrait entraîner des modifications sur la voilure tandis que diverses améliorations pourraient être apportées, notamment sur  l’avionique, ou encore les performances sur pistes courtes.

Aucune date n’a été indiquée pour le lancement du projet, mais l’annonce d’une possible version remotorisée de l’ATR intervient au moment où l’avionneur a le vent en poupe en termes de ventes, avec 144 appareils vendus depuis le début de l’année 2014 et un chiffre d’affaires qui pourrait atteindre 1,8 milliards de dollars pour l’exercice fiscal en cours. 80 avions devraient être livrés cette année avec un objectif de « 100 ou plus en 2016. »

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