AH5017 : les enregistreurs de vols seront analysés en France

Enregistreurs de vols (CVR et FDR)

Enregistreurs de vols (CVR et FDR)

Les deux enregistreurs de vol du MD83 de Swiftair opéré pour le compte d’Air Algérie qui s’est écrasé jeudi alors qu’il effectuait la liaison Ouagadougou-Alger arriveront ce lundi en France où ils seront analysés par le Bureau d’Enquête et d’Analyses (BEA).

 

Récupérés vendredi et samedi sur le lieu du crash à proximité de Gossi dans le Nord Mali, les « boites noires » ont été remises aux autorités Françaises après que le Mali a demandé l’assistance de la France pour conduire l’enquête dont il a normalement la charge selon le règlement de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

L’enregistreur des données de vol (Flight Data Recorder) est en relativement bon état, mais l’enregistreur des conversations à l’intérieur du cockpit (Cockpit Voice Recorder) est dans un état « détérioré », indiquait hier Remi Jouty le directeur du BEA. « J’ai dans l’espoir que nous allons extraire des données utilisables » rajoutait-il sur France Info, « Il est prématuré évidemment pour envisager déjà des hypothèses, on est dans la collecte factuelle et ce n’est que dans une deuxième phase qu’on va élaborer un enchaînement des faits et des circonstances, ensuite des causes et des facteurs contributifs de l’événement » .

Souvent pointée du doigt pour expliquer le crash du vol AH5017, la météo n’est « qu’une circonstance, jamais une cause d’un accident » , précisait le directeur du BEA, qui va s’attacher à déterminer « quelles décisions ont pris les pilotes (…), un travail qui devra être fait dans les jours et semaines à venir » . Peu de temps avant la perte de contact, le pilote de l’appareil avait indiqué se dérouter pour éviter une zone orageuse. Les cartes météo confirment que dans la nuit du crash, un front de convergence intertropical particulièrement actif sévissait dans la région.

Sur place, les enquêteurs, mais aussi les premières familles des victimes arrivées depuis la France et d’ailleurs, découvrent un spectacle de désolation.  Les débris de l’appareil sont éparpillés sur une zone restreinte d’environ 300 mètres par 300 mètres, confirmant pour le directeur du BEA un impact « à forte énergie, donc à forte vitesse » , excluant une tentative d’atterrissage, voire une explosion : ce dernier scénario aurait entraîné un dissémination des débris sur une zone bien plus vaste, comme dans le cas du vol MH17 en Ukraine. Les corps sont déchiquetés. Des tests ADN sont effectués sur les proches des victimes aux fins d’identification.

En France, le Président de la République François Hollande a demandé que les drapeaux soient mis en berne pendant trois jours à compter de ce lundi. A bord du MD83, presque la moitié des passagers étaient Français, avec 54 ressortissants parmi les 118 victimes. Les autres nationalités incluent 24 Burkinabés, 8 Libanais, 6 Espagnols (les membres de l’équipage), 5 Canadiens, 4 Allemands, 2 luxembourgeois, 1 belge, 1 Camerounais, 1 Egyptien, 1 malien, 1 Nigérien, 1 Ukrainien, 1 Roumain et 1 Suisse.

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