MH370 : l’Australie révèle l’emplacement de la prochaine zone de recherches

MH370 : zones prioritaires et plausibles pour les recherches - © JAAC.

MH370 : zones prioritaires et plausibles pour les recherches sous-marines à compter d’Août 2014 – © JAAC.

 

Les autorités Australiennes ont rendu publique aujourd’hui la zone où reprendront cet été les recherches sous-marines de l’épave du vol MH370.

 

La nouvelle zone dite « prioritaire » pour la suite des opérations est située de part et d’autre du 7ème arc sur une longueur de 650 kilomètres pour une largeur de 93 kilomètres (en orange sur la carte ci-dessus), a révélé ce 26 Juin le centre de coordination Australien.

C’est à l’intérieur de celle-ci que reprendront les recherches sous-marines en Août prochain à l’aide d’un nouveau submersible, plus puissant, quand la cartographie des fonds marins sera achevée.

« Cette zone a [déjà] fait l’objet de recherches en surface entre le 21ème et le 26ème jour [après la disparition de l’appareil] », précise le rapport des autorités Australiennes, une information que livrait dès hier Air Info.

> Lire : Recherches du vol MH370 : retour à la case départ ? (25/06/2014)

D’une superficie de 60.000 km2, cette nouvelle zone re-prioritisée est 70 fois plus étendue que celle déjà sondée par le drone sous-marin Bluefin-21 ce printemps dernier.

La profondeur de l’océan est estimée entre 3.000 et 5.000 mètres, moins que les 6.000 mètres de la zone précédente, selon le ministre Australien des transports, Warren Truss, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Canberra.

Le ministre a par ailleurs précisé que les recherches à l’intérieur de cette nouvelle zone pourraient durer un an. « Nous pourrions avoir de la chance… il se peut que nous trouvions [quelque chose] à la première heure, ou bien le premier jour, mais il se peut que cela prenne 12 mois, » a-t-il indiqué.

Si l’épave ne devait pas être retrouvée à l’intérieur de la zone « prioritaire », les recherches seraient alors étendues à l’intérieur d’une zone plus large, d’une superficie de 200.000 m2 (en gris sur la carte ci-dessus), soit un peu plus du tiers de la France.

La méthodologie appliquée pour déterminer la course et localisation possible du vol MH370 au moment de son impact dans l’océan est expliquée dans un rapport extrêmement détaillé fourni par les autorités Australiennes.

Celui-ci fait état d’hypothèses de travail pour la conduite des analyses, dont l’une est que l’appareil était placé en mode de pilotage automatique.

…….

Annexe : Situation comparée des zones de recherches sous-marines

Les zones sondées par Bluefin-21 en Avril-Mai 2014 figure en vert, jaune et rouge, au Nord-Est de la nouvelle zone de recherche qui sera sondée à partir d’Août prochain (en orange).

Situation comparée des zones de recherches sous-marines - © JAAC

Situation comparée des zones de recherches sous-marines – © JAAC

 

…….

> Plus d’informations sur la disparition du vol MH370

…….

© 2014 Air Info – Tous droits réservés

2 commentaires sur “MH370 : l’Australie révèle l’emplacement de la prochaine zone de recherches

  1. Ils continue de chercher….au mauvais endroit, sur la base de mauvaise théorie, ils estiment que l’avion a voler aussi loin, quelle preuve ? Si un feu à démarré en soute, pensez vous que le pilote va maintenir sa vitesse de vol de croisière ? quand toute les alarmes sont allumées sur le tableau de bord, n’importe quel pilote réduit sa vitesse, je suis persuadé qu’il ne trouveront jamais l’avion dans cette zone car il n’a pas vol aussi loin.

    • Je vous invite à lire le rapport très explicite des autorités Australiennes, dont le lien vous est donné dans l’article. Il laisse peu de place au doute sur l’itinéraire parcouru par le vol MH370. En revanche, la position précise de l’impact avec l’océan reste soumise à de nombreuses conjectures qui génèrent une marge d’erreur plus ou moins importante.

      Quant au scénario que vous évoquez, celui d’un feu dans les soutes de l’appareil, il est jugé peu probable par de nombreux experts : les soutes du 777 sont bien confinées et disposent de détecteurs de fumée qui auraient averti les pilotes en cas d’incendie. Ceux-ci auraient eu le temps de donner l’alerte et de prévoir un déroutement, ce qui n’a pas été le cas selon toute vraisemblance.

Laissez un commentaire