Baisse du trafic aérien pour 6 des 7 premiers aéroports Français en Avril 2014

© LUIDER, Emile - LA COMPANY pour Aéroports de Paris

En Avril 2014, à l’exception de Paris Charles de Gaulle, les 7 premiers aéroports Français ont enregistré une baisse du trafic aérien, avec moins de décollages et d’atterrissages que l’année dernière sur la même période. Photo : © LUIDER, Emile – LA COMPANY pour Aéroports de Paris


 

Comparé au même mois de l’année dernière, le trafic aérien, mesuré en mouvements d’avion, a reculé en Avril 2014 pour six des sept premiers aéroports Français.

 

Selon les chiffres d’Eurocontrol fournis par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), seule la plateforme de Paris Charles de Gaulle a échappé en Avril 2014 à la tendance baissière avec une modeste progression (+0,31%) du nombre d’atterrissages et de décollages par rapport au même mois de l’année précédente.

La baisse est sensible à Lyon (-9,5%) et à Marseille (-6,10%), plus modérée à Toulouse (-2,51%), Nice (-2,33%), Paris Orly (-1,55%) et Bordeaux (-0,45%).

Trafic aérien France - mouvements - Avril 2014 - Source : DGAC

Trafic aérien France – mouvements – Avril 2014 – Source : DGAC

Trafic aérien France - Répartition des mouvements - Avril 2014 - Source : DGAC

Trafic aérien France – Répartition des mouvements – Avril 2014 – Source : DGAC


 

Cette situation s’inscrit dans une tendance de fond, déjà observée sur les trois premiers mois de l’année : en Janvier et Février, le trafic aérien a reculé dans les sept premiers aéroports Français, tandis qu’en Mars 2014, seul Bordeaux enregistrait une croissance positive.


 

Pour autant, la baisse du  nombre de mouvements d’avion ne s’est pas systématiquement soldée par un recul du trafic passagers : concernant celui-ci, Bordeaux a enregistré une forte croissance (+12%), Nice et Paris Orly ont progressé chacun de +4,9%, tandis que Paris Charles de Gaulle, malgré la modeste augmentation du nombre de décollages et d’atterrissages, a vu son nombre de passagers bondir de +7,4% en un an. Seule la plateforme de Lyon a subi à la fois un recul du trafic aérien et un recul du trafic passager (-5,6%).

 

Comment expliquer ce paradoxe entre des mouvements d’avions en baisse et un nombre de passagers en hausse ? En fait, les compagnies aériennes utilisent des appareils de plus en plus gros et les remplissent davantage.

Ainsi, le coefficient de remplissage a progressé de 6 points à Nice pour s’établir à 75% en avril 2014, ou encore de 3,4 points en moyenne sur les deux aéroports Parisiens pour atteindre 83,8%. Bordeaux a également noté la même tendance.

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3 thoughts on “Baisse du trafic aérien pour 6 des 7 premiers aéroports Français en Avril 2014

    • Nous parlons du trafic aérien, c’est à dire du nombre de décollages et d’atterrissages pour chaque aéroport. Notre confrère parle du trafic passagers, c’est à dire du nombre de passagers utilisant chaque aéroport.

      Les derniers paragraphes de notre article expliquent ce paradoxe entre moins d’avions mais plus de passagers !…

  1. Merci de votre retour, et mes excuses: effectivement, votre article mentionne bien un trafic en terme de mouvement avion. En revanche, je trouve que votre titre porte alors à confusion car le trafic aérien est en général compté en nombre de passagers.

    Finalement, moins d’avions pour plus de passagers, c’est un progrès significatif vers un trafic aérien durable: moins de pollution (émissions, bruits), plus de rentabilité pour les compagnies, même les aéroports doivent compenser la baisse des mouvements par la hausse des passagers…bref, tout va bien!

    Merci de vos articles

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