Suivi des avions en vol : les propositions de la France reprises par l’OACI

KLM - Boeing 747 au décollage - © KLM / Menno Mennes

KLM – Boeing 747 au décollage – © KLM / Menno Mennes


 

Conséquence immédiate de la disparition toujours inexpliquée du vol MH370 avec 239 personnes à bord, les instances internationales cherchent à améliorer le suivi des avions en vol. Les solutions envisagées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) reprennent les propositions Françaises.

 

L’OACI a conclu ce mercredi 14 mai à Montréal un accord avec les Etats et l’industrie sur la capacité de suivi des vols des compagnies aériennes à l’échelle mondiale.

Au cours de ces deux journées de travail, la délégation française (composée de la direction générale de l’aviation civile – DGCA – et du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses – BEA -) a rapporté les travaux en cours et en mis l’accent sur l’importance de la mise en œuvre de solutions à court terme, s’inspirant de celles déjà adoptées par des compagnies françaises telles que la transmission régulière de positions sur des vols longs-courriers.

La DGAC et le BEA ont également présenté un ensemble de solutions à moyen terme pour localiser le lieu d’un accident. Parmi celles-ci, ont été préconisés : le déclenchement de transmission de données par l’avion lorsqu’une situation d’urgence est détectée, l’emport d’un enregistreur éjectable et l’emport d’une balise de détresse de nouvelle génération.

«Face au doublement de volume du trafic aérien à l’horizon 2030, un suivi des aéronefs en vol doit être mis en place pour éviter les catastrophes aériennes que nous avons tous en mémoire. Les contributions concrètes et les solutions proposées par la France ont été pleinement prises en compte par nos partenaires de l’OACI»,

a souligné le ministre Français des transports, Frédéric Cuvillier.

Dans le cadre établi par l’OACI, les contributions des compagnies aériennes représentées au sein de l’IATA sont attendues avant la fin septembre pour donner des solutions en matière de suivi des vols.

Les contributions de la délégation française et les travaux menés par le BEA dans le cadre de l’enquête de sécurité sur l’AF 447 alimenteront les réflexions du groupe de travail OACI qui finalisera ses travaux pour le début de l’année 2015.

De leur côté, les autorités Européennes s’apprêtent à imposer de nouvelles réglementations sur les enregistreurs de vol et les dispositifs de repérage sous-marins qui viseraient à faciliter le recouvrement d’un aéronef et de ses « boites noires » dans l’éventualité d’ un accident .

> Lire aussi : Disparition du vol MH370 : l’Europe tire les conséquences et ne veut plus de « technologies obsolètes » (07/05/2014)

L’Inde a pris des mesures transitoires en imposant aux compagnies aériennes l’obligation d’équiper leurs appareils de dispositifs ACARS ou ADS-B. Au surplus, dans les zones où aucune couverture n’est possible, les pilotes doivent « signaler les coordonnées de l’avion, la vitesse et l’altitude à un intervalle ne dépassant pas 15 minutes« .

> Lire aussi : Disparition du vol MH370 : l’Inde ordonne à ses compagnies de suivre leurs avions (08/05/2014)

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