Disparition du vol MH370 : l’Europe tire les conséquences et ne veut plus de « technologies obsolètes »

Le siège de l'EASA à Bruxelles - © EASA

Le siège de l’EASA à Bruxelles – © EASA

L’Europe sera-t-elle la première à tirer les conclusions de la disparition tragique du vol MH370 ?  L’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA ) a annoncé hier 6 Mai 2014 de nouvelles propositions pour les enregistreurs de vol et les dispositifs de repérage sous-marins qui visent à faciliter le recouvrement d’un aéronef et de ses « boites noires » dans l’éventualité d’ un accident .

 

Constatant que des « technologies obsolètes » sont toujours employées, l’Agence Européenne entend traiter avec ses propositions 13 recommandations émanant de diverses autorités chargées des enquêtes de sécurité ainsi qu’améliorer la conformité de l’OACI.

 Les nouvelles exigences de l’EASA consistent en l’extension de la durée de transmission des dispositifs de localisation sous-marins  (ULD – Underwater Locator Devices) installés sur les enregistreurs de vol, qui passeraient à 90 jours au lieu de 30 jours actuellement.

L’EASA propose également d’équiper les appareils survolant les océans avec un nouveau type d’ULD qui aurait une plus grande portée qu’aujourd’hui.

A défaut, les aéronefs devraient être pourvus d’un moyen qui permettrait de déterminer l’emplacement d’un accident avec une précision de 6 Miles nautiques.

En outre, la durée minimale d’enregistrement des communications émises depuis le cockpit (CVR – Cockpit Voice Recorders) installés sur les nouveaux aéronefs devrait être portée à 20 heures au lieu de 2 heures selon la réglementation en vigueur actuellement.

Selon Patrick Ky, directeur exécutif de l’EASA :

 » Le vol tragique de Malaysia Airlines MH370 démontre que la sécurité ne peut jamais être tenu pour acquise . Les changements proposés devraient augmenter la sécurité en facilitant la récupération de l’information par les autorités chargées de l’enquête de sécurité« .

 

Ces nouvelles exigences sont inscrites dans une recommandation de l’EASA et, une fois adoptée par la Commission Européenne, seront applicables à l’exploitation des aéronefs et des hélicoptères immatriculés dans un État membre de l’EASA.

Ces différentes mesures rentreraient en application entre le 1er Janvier 2018 et le 1er janvier 2020.

Les préoccupations de l’EASA rejoignent celles des compagnies aériennes regroupées au sein de l’International Air Transport Association (IATA) qui a déclaré ne plus vouloir « perdre un avion » et qui doit rendre ses propres conclusions avant la fin de l’année 2014.

> Sur ce sujet, lire aussi : Disparition du vol MH370 : ce qui va changer dans le transport aérien (03/04/2014)

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