Qatar Airways bientôt à Abidjan ?

Boeing 787 de Qatar Airways - © Qatar Airways

Boeing 787 de Qatar Airways – © Qatar Airways

Après la révision des traités aériens bilatéraux entre le Qatar et la Côte d’ivoire, Qatar Airways est maintenant mieux armée pour desservir Abidjan. Aidée par une diplomatie très active, la compagnie nationale Qatari dispose aussi de nouveaux droits de trafic vers d’autres destinations.

Abidjan pourrait devenir l’une des prochaines destinations de Qatar Airways. Détenteur de la compagnie aérienne, le gouvernement du Qatar a signé la semaine dernière une révision du traité aérien bilatéral avec la Côte d’Ivoire, qui datait d’Octobre 1996.

Les deux pays ont amendé les clauses concernant la sécurité, les tarifs, et la désignation des transporteurs nationaux, ainsi que les droits de trafic. Leurs transporteurs nationaux bénéficient à présent de droits de troisième, quatrième et cinquième libertés (*) comportant des points intermédiaires et au-delà.

La révision de l’accord bilatéral ouvre la voie à une desserte future d’Abidjan par Qatar Airways, qui opère vers 20 destinations en Afrique mais seulement 1 en Afrique de l’Ouest (Lagos au Nigeria).

L’addition des droits dits de cinquième liberté autorise la compagnie membre de l’alliance oneworld à effectuer une escale intermédiaire entre son hub de Doha et Abidjan, ou bien de continuer depuis Abidjan vers une destination tierce, tout en chargeant des passagers sur chaque secteur.

Témoignant du retour de la Côte d’Ivoire à une meilleure fortune, de nouvelles compagnies sont arrivées récemment à Abidjan, notamment Turkish Airlines (depuis Istanbul via Accra) et Emirates (depuis Dubai via Accra également). Middle East Airlines opère également depuis Beyrouth (sans escale) ainsi qu’Egyptair depuis Le Caire (via Accra). Arik Air ouvre ce mois-ci une ligne depuis Lagos. En revanche, Abidjan n’est reliée à aucune ville d’Asie ou d’Amérique.

Décidément très active, la diplomatie Qatari a également amendé le traité bilatéral avec Chypre (addition de droits de cinquième liberté avec points intermédiaire et au-delà), alors que Qatar Airways s’apprête à desservir Larnaca à compter du 29 Avril. Elle y rejoindra une autre compagnie du Golfe, Emirates, qui dispose également de droits de cinquième liberté entre la capitale Chypriote et Malte pour son service Dubai – Malte via Larnaca.

Etape préliminaire à la révision des traités aériens, des protocoles d’accord avec le Pakistan et l’Indonésie ont également été signés par le Qatar, prévoyant dans les deux cas une augmentation des fréquences autorisées ainsi que l’octroi de droits de cinquième liberté pour les transporteurs nationaux, y compris l’autorisation de partager les codes avec une compagnie tierce dans le cas du Pakistan.

Créée en 1993, Qatar Airways mène une politique d’expansion rapide de son réseau. Après Sharjah et Dubai World Central, elle ouvrira au cours du premier semestre, outre Larnaca, Philadelphie (2 Avril 2014), Istanbul Sahiba (22 mai 2014), Edimbourg (28 mai 2014), Miami (10 Juin 2014), Tokyo Haneda (18 Juin 2014) ainsi que Dallas Fort Worth dès le 1 Juillet 2014 .

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(*) : Annexe : Les libertés de l’air selon l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile)

Première liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un ou plusieurs autres États, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de survoler son territoire sans y atterrir (ce droit est aussi appelé droit de première liberté).

Deuxième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un ou plusieurs autres États, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, d’atterrir sur son territoire pour des raisons non commerciales (ce droit est aussi appelé droit de deuxième liberté).

Troisième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un autre État, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de débarquer, dans le territoire du premier État, du trafic en provenance de l’État dont le transporteur a la nationalité (ce droit est aussi appelé droit de troisième liberté).

Quatrième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un autre État, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, d’embarquer, dans le territoire du premier État, du trafic à destination de l’État dont le transporteur a la nationalité (ce droit est aussi appelé droit de quatrième liberté).

Cinquième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un autre État, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de débarquer et d’embarquer, dans le territoire du premier État, du trafic en provenance ou à destination d’un État tiers (ce droit est aussi appelé droit de cinquième liberté).

L’OACI qualifie toutes les « libertés » suivant la cinquième de « soi-disant », car seules les cinq premières « libertés » ont été officiellement reconnues en tant que telles aux termes d’un traité international.

 Sixième liberté de l’air – droit ou privilège, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de transporter, en passant par l’État dont le transporteur a la nationalité, du trafic entre deux autres États (on parle aussi de droit de sixième liberté). À la différence des cinq premières libertés, la sixième ne figure pas comme telle dans aucun accord sur les services aériens largement reconnus, tel l’« Accord sur les cinq libertés ».

Septième liberté de l’air – droit ou privilège accordé par un État à un autre, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de transporter du trafic entre le territoire de l’État qui accorde ce droit ou privilège et un troisième État quelconque sans obligation d’inclure dans cette opération un point du territoire de l’État bénéficiaire, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire que le service soit en correspondance avec un service ou soit un prolongement d’un service à destination ou en provenance de l’État dont le transporteur a la nationalité.

Huitième liberté de l’air – droit ou privilège, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de transporter du trafic de cabotage entre deux points situés à l’intérieur du territoire de l’État qui accorde le droit ou privilège au moyen d’un service qui commence ou se termine dans le territoire de l’État dont le transporteur étranger a la nationalité, ou (en rapport avec la « Septième liberté de l’air ») à l’extérieur du territoire de l’État qui accorde le droit ou privilège (on parle aussi de droit de huitième liberté ou « cabotage consécutif »).

Neuvième liberté de l’air – droit ou privilège de transporter du trafic de cabotage de l’État qui accorde ce droit ou privilège au moyen d’un service effectué entièrement à l’intérieur du territoire de cet État (on parle aussi de droit de neuvième liberté ou cabotage « autonome »).

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