3 jours après sa disparition, toujours aucune trace du vol MH370

Le Boeing 777-200ER de Malaysian Airlines immatriculé 9M-MRO (MSN 28420) au décollage à Paris Charles de Gaulle  le 26/12/2011. - © L. Errera / wikimedia

Le Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines immatriculé 9M-MRO (MSN 28420) au décollage à Paris Charles de Gaulle le 26/12/2011. – © L. Errera / wikimedia

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Alors que les recherches sont entrées dans leur troisième jour, l’absence de toute trace du vol MH370 laisse enquêteurs et analystes perplexes.

Quarante navires opérant sur zone jour et nuit. Trente-quatre aéronefs en service de 7 heures du matin à 7 heures le soir. Huit pays participant aux recherches : le Vietnam, la Malaisie, l’Australie, Singapour, la Chine, les Philippines, la Thaïlande et les Etats-Unis. En vain. Le vol MH370 Kuala Lumpur – Pékin a disparu mystérieusement dans la nuit de samedi à dimanche au dessus du Golfe de Thaïlande sans laisser de trace pour l’instant.

Les autorités Malaises ont confirmé lors d’une conférence de presse ce lundi matin qu’aucun des débris repéré jusqu’à ce jour n’appartient au Boeing 777 de Malaysia Airlines

« Malheureusement nous n’avons rien trouvé qui ressemble à des objets provenant de l’appareil, sans parler de l’appareil lui-même. En ce qui nous concerne, il nous reste toujours à trouver l’avion, il nous reste à trouver un morceau de l’avion si possible »,

a déclaré Azharuddin Abdul Rahman, directeur de l’autorité de l’aviation civile de Malaisie.

Quant aux supposées traces d’hydrocarbures relevées au large des côtes Vietnamiennes, elles sont en cours d’analyse. L’enquête a ensuite révélé qu’il s’agissait de fuel pour bateau.

Sans qu’il soit donné d’explication, la zone de recherche a été élargie jusqu’au détroit de Malacca, de l’autre côté de la péninsule Malaise par rapport au lieu où a été perdu le contact avec le vol MH370. Un avion de l’US Navy a été dépêché au Nord de cette zone ce lundi matin, là aussi sans résultat. Pourtant, le P-3 Américain est capable de couvrir une étendue de 3.900 km2 par heure.

Selon le porte-parole de la 7ème flotte Américaine, le commandant William Marks :

« Nos avions sont capables de détecter distinctement de petit débris dans l’eau, mais nous n’avons vu jusqu’à présent que des morceaux de bois ou des rejets ».

Quant à l’éventualité d’une explosion due par exemple à une bombe, des sources proches de l’enquête ont indiqué à l’agence Reuters qu’il n’y avait pour l’heure aucune preuve matérielle d’un acte de malveillance et que l’avion a pu rencontrer aussi un problème mécanique ou technique majeur.

Le directeur de l’aviation civile Malaise a pour sa part confirmé que tous les bagages placés dans la soute de l’appareil ont été  passés aux rayons-X avant le vol. Il s’agit là d’une procédure habituelle.

Selon Reuters qui cite une source gouvernementale, les Etats-Unis ont également vérifié les données envoyées par leurs satellites-espions pour détecter une quelconque trace d’explosion en l’air, sans résultat. La source indique que la couverture de la zone par les satellites est pourtant extensive.

L’absence de toute trace d’un appareil trois jours après sa disparition est un fait unique dans l’histoire de l’aviation civile.

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