Ryanair envisage des vols vers les USA à partir de 10 €

Michael O'Leary, PDG de Ryanair

Michael O’Leary, PDG de Ryanair

Ryanair envisage de vendre des vols à 10 € depuis l’Europe vers les Etats-Unis. Mais pas avant d’avoir trouvé le bon avion.

Ryanair est déjà prête, son modèle économique pour des opérations transatlantiques semble bouclé. Ne manquent que les appareils adéquats, mais le PDG de la compagnie n’envisage rien de ce côté-là avant plusieurs années. Michael O’Leary intervenait hier 25 Février 2014 lors d’une conférence sur le tourisme à Dublin.

Ce n’est pas la première fois que le PDG de la low-cost Européenne tient des propos allant dans ce sens, mais jamais il n’a détaillé ses plans aussi précisément.

Sa compagnie pourrait offrir des vols à partir de 10 € entre une douzaine de villes Européennes et également une douzaine de villes aux Etats-Unis, citant notamment Boston ou New York.

En revanche, toutes les autres prestations seraient payantes, repas, boissons, ou bagages, à l’instar de ses vols moyens-courriers.

Tous les sièges ne seront pas vendus 10 €, nous aurons également besoin d’un très grand nombre de sièges « classe Affaires » ou « Premium »,

a précisé Michael O’Leary selon des propos rapportés par le journal the Independant.

Sans que l’on sache à quoi pourrait ressembler une classe Affaires « made in Ryanair », ces projets rejoignent le modèle économique mis en place par d’autres compagnies low-cost sur le long-courrier, comme Norwegian Air Shuttle par exemple.

Le PDG de Ryanair n’a pas précisé non plus s’il comptait voler depuis les aéroports principaux ou secondaires, tout en excluant Dublin de ses futures opérations, estimant que la compagnie nationale Irlandaise Aer Lingus ne manquerait pas de se lancer dans une guerre des prix contre lui, quitte à ce qu’elle vende à perte pour sauver ses opérations transatlantiques.

Le principal obstacle resterait cependant la disponibilité des appareils susceptibles de répondre à ses besoins : une fois de plus, Michael O’Leary accable les compagnies du Golfe, comme Emirates, Etihad Airways ou Qatar Airlines, qu’il accuse d’être des sociétés d’Etats. Selon lui, grâce au soutien financier de leur gouvernement respectif, ces transporteurs feraient gonfler artificiellement le prix des appareils et l’empêcherait de disposer de créneaux de livraison avant 5 ans environ.

Sans doute Ryanair espère-t-elle pouvoir négocier de meilleures conditions tarifaires auprès des avionneurs quand le gros des commandes pour les appareils de dernière génération sera passé. Une part importante du modèle économique de la low-cost repose lui aussi sur des méga-commandes d’avions neufs qui lui permettent d’obtenir des prix aussi bas que possible. Les appareils ne sont ensuite gardés dans la flotte que quelques années puis revendus au meilleur prix sur le marché de seconde main.

Selon Michael O’Leary, Ryanair souhaite déployer la totalité de ses services transatlantiques en l’espace de 6 mois, un délai très bref pour une opération de telle envergure, qui nécessiterait donc la mise à disposition rapide d’un grand nombre d’appareils en peu de temps.

Or les carnets de commandes d’Airbus pour l’A350 ou de Boeing pour le 787 sont quasi pleins jusqu’en 2020, contrairement à l’Airbus A330 (dont le carnet de commande se restreint à partir de 2016) ou au Boeing 777 « classique ».

Michael O’Leary a souvent tenu des propos provocateurs dans le passé, allant jusqu’à annoncer que les toilettes à bord de ses avions seraient payantes ou qu’il ferait voyager les passagers debout. Mais son insistance à évoquer un projet de vols transatlantiques à bas coût démontre qu’il y songe sérieusement.

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