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Hawaiian Airlines annonce les premières routes de l’A321neo

Hawaiian Airlines va utiliser l’Airbus A321neo pour développer son réseau : l’appareil, qui commencera à rejoindre sa flotte à la fin 2017, opèrera de nouvelles routes à l’année entre les aéroports secondaires des îles Hawaï et la côte ouest des États-Unis.

La compagnie américaine basée à Honolulu a présenté lundi 24 juillet le calendrier de déploiement de ses A321neo. L’appareil doit entrer en service commercial le 8 janvier 2018 entre Oakland et l’île de Maui (aéroport de Kahului). Cette ligne existante est assurée aujourd’hui avec des gros-porteurs (Airbus A330-200 ou Boeing 767-300ER selon la saison).

Quelques jours plus tard, le 18 janvier, l’A321neo ouvrira une première nouvelle route, entre Portland et Maui. Une seconde sera lancée le 11 mars entre Los Angeles et « Big island » (aéroport de Kona). Les deux nouvelles liaisons seront opérées à l’année.

Puis à compter du 11 avril, l’A321neo servira entre Oakland et l’île de Kauai (aéroport de Lihue). Cette ligne fait déjà partie du réseau de Hawaiian Airlines mais elle n’est exploitée qu’en été avec un 767-300ER, jusqu’au 4 septembre cette année. Elle sera annualisée à sa réouverture en avril prochain avec le nouveau monocouloir.

La fréquence des trois lignes sera quotidienne.

Pour Peter Ingram, le directeur commercial de la compagnie, « l’introduction de l’A321neo sur les services vers l’ouest des États-Unis annonce une nouvelle ère pour Hawaiian Airlines et ses passagers. Nous sommes impatients d’annoncer de nouvelles routes dans les mois et les années à venir » .

Hawaiian Airlines a commandé 18 A321neo, avec l’option de motorisation Pratt & Whitney PW1100G-JM. Après les difficultés rencontrées sur ce moteur, les premières livraisons ont été retardées : la compagnie s’attend à présent à recevoir ses A321neo entre le 4e trimestre 2017 et 2020.

Les cabines ont été présentées en avril dernier. Hawaiian Airlines a choisi une configuration avec 189 sièges, soit 16 en classe Affaires et 173 en classe Economie dont 45 dans la zone Extra Comfort. L’appareil sera le premier au sein de sa flotte à disposer d’un système de divertissement en streaming (sans fil), permettant aux passagers d’accéder aux programmes directement sur leurs appareils électroniques. À cet effet, les sièges seront équipés de supports pour tablettes et autres smartphones.

Hawaiian Airlines dessert aujourd’hui 31 destinations, dont 11 sur la partie continentale des États-Unis, avec une flotte de 23 Airbus A330-200, vingt Boeing 717 et huit 767-300ER. Sa filiale Ohana by Hawaiian exploite trois ATR 42-500 pour les vols inter-îles. Outre les A321neo, les commandes en cours comprennent six Airbus A330-800neo.

Photo © PRNewsFoto/Hawaiian Airlines

Boeing : 2,1 millions de nouveaux pilotes, techniciens et PNC seront nécessaires d’ici 2036

Selon Boeing, l’aviation commerciale aura besoin au cours des vingt prochaines années de 2,1 millions de nouveaux pilotes, techniciens et PNC pour soutenir la croissance des flottes des compagnies aériennes.

Ce sont ainsi 637 000 pilotes, 648 000 techniciens de maintenance et 839 000 hôtesses et stewards (PNC) qui devront être recrutés dans le monde entre 2017 et 2036, indique l’avionneur américain dans sa huitième étude annuelle.

« Avec le développement des économies mondiales et la livraison de dizaines de milliers de nouveaux avions au cours des 20 prochaines années, il existe une demande extraordinaire de personnels pour faire voler ces appareils et les entretenir » , souligne cette étude publiée le 24 juillet.

En comparaison du rapport de l’année dernière, les perspectives de 2017 montrent des besoins de recrutement en hausse d’un peu plus de 3% pour les pilotes et PNC. En revanche, elles sont en baisse de 4,6% pour les techniciens, ce que Boeing explique par l’arrivée d’avions de nouvelle génération (comme le 737 MAX) qui nécessiteront moins d’heures de maintenance.

Sur le plan géographique, c’est en Asie-Pacifique que la demande de personnels sera la plus forte. Concernant les pilotes, cette region nécessitera 253 000 recrutements, devant l’Amérique du Nord (117 000), l’Europe (106 000), le Moyen-Orient (63 000), l’Amérique latine (52 000), l’Afrique (24 000) ainsi que la Russie et la Communauté des États indépendants (CEI, 22 000). Boeing note que « les marchés régionaux, qui ont largement compté sur le recrutement de pilotes à l’extérieur de leurs lieux de résidence, cherchent de plus en plus à recruter, former et développer des pilotes locaux » .

Pour le personnel de maintenance, l’Asie-Pacifique aura besoin de 256 000 nouveaux techniciens, contre 118 000 pour l’Amérique du Nord, 111 000 pour l’Europe, 66 000 pour le Moyen-Orient, 49 000 pour l’Amérique latine, 25 000 pour la Russie et la CEI, et 23 000 pour l’Afrique. Le constructeur basé à Chicago s’attend à ce que la croissance de la flotte mondiale « continue de générer une forte demande pour les techniciens » . Mais il ajoute que les avions de nouvelle génération « contribueront à modérer légèrement la demande » en raison de la fiabilité améliorée et d’intervalles plus longs entre les contrôles.

Enfin, l’Asie-Pacifique nécessitera 308 000 nouveaux personnels de cabine, l’Europe 173 000, l’Amérique du Nord 154 000, le Moyen-Orient 96 000, l’Amérique latine 52 000, l’Afrique 28 000 et la Russie et la CEI 28 000. Ces besoins seront portés par l’expansion des réseaux, la croissance des flottes et l’introduction d’avions à la capacité plus importante. Boeing ajoute que de nombreux marchés régionaux ont également mis à jour leur règlementation pour exiger un plus grand nombre d’équipages de cabine par avion.

L’avionneur considère également que « la diversité et la mobilité grandissantes » des personnels aéronautiques de demain exigeront des formateurs « interculturels, intergénérationnels et multilingues » .

« Au fur et à mesure que la demande de personnel augmentera au cours des deux prochaines décennies, l’industrie du transport aérien devra trouver des solutions novatrices pour les besoins de formation » , poursuit Boeing. Des technologies immersives, un apprentissage adaptatif et de nouvelles méthodes d’enseignement seront également nécessaires à ses yeux pour répondre efficacement à « une large gamme de styles d’apprentissage » .

Photo © Boeing

Twinjet obtient gain de cause contre l’aéroport de Lannion

Saisi par Twinjet, le tribunal administratif de Rennes a annulé lundi 24 juillet la procédure de délégation de service public de la ligne aérienne reliant Lannion à Paris. La compagnie aérienne contestait la décision du syndicat mixte de l’aéroport de Lannion d’attribuer ce marché à sa concurrente Chalair, en pointant des « irrégularités » .

C’est une bonne nouvelle pour Twinjet qui obtient gain de cause en justice, et une mauvaise nouvelle pour l’aéroport de Lannion qui doit revoir sa copie.

Twinjet reprochait l’opacité dans les critères de sélection. « Ces derniers doivent naturellement être connus pour que les réponses soient adaptées aux attentes des financeurs » , déplore la compagnie dans un communiqué. Elle ajoute que « la compagnie Chalair, qui avait été choisie sur des critères non portés à la connaissance de Twinjet et qui avait fait cause commune avec l’aéroport de Lannion pour se battre contre Twinjet devant le tribunal administratif, n’assurera donc pas cette liaison » .

« Le juge du tribunal administratif a suivi notre demande, celle de la voie du droit, en statuant ainsi, car nous avions raison de crier haut et fort que la procédure de DSP était totalement illégale. N’en déplaise aux concernés, la décision est très claire : tout est à refaire pour cette DSP » , déclare le président de Twinjet, Olivier Manaut.

HOP! Air France, attributaire précédent de cette DSP, exploite la ligne en ATR 42 jusqu’en septembre 2017. Au-delà de cette date, c’est désormais l’incertitude. « Les entreprises locales n’ont pas à s’inquiéter, il suffit que cet aéroport relance immédiatement la procédure, qu’il demande au prestataire actuel de continuer un peu, mais surtout qu’il agisse de suite » , rassure le dirigeant de Twinjet.

Il poursuit : « par contre, que ce syndicat fasse cela dans les règles car si nous serons attendu au coin du bois lors de la prochaine DSP et nous ne nous faisons aucune espèce d’idée, nous serons pour notre part toujours dans le bois de la légalité si la procédure est entachée d’une nouvelle irrégularité » .

Twinjet s’étonnait de ne pas avoir été retenue pour la DSP en ayant proposé « l’offre la moins onéreuse » , avec « un programme de vol supérieur » à la demande exprimée dans l’appel d’offres. Selon ses chiffres, son offre était 700 000 Euros HT par an moins élevée, soit 2,8 millions de moins sur la période de 4 ans. Outre le tribunal administratif de Rennes, la compagnie avait également saisi le préfet, la Cour des comptes et la DGAC.

Twinjet exploite exclusivement 12 Beechcraft 1900 D de 19 places alors que Chalair proposait de poursuivre la ligne en ATR 42. « La capacité de l’avion semble avoir été un élément déterminant (dans le choix de l’aéroport, ndlr) mais ne figurait pas comme tel dans les pièces du dossier » , croit savoir Le Télégramme de Brest.

Twinjet, qui se présente comme la « compagnie aérienne française leader en Europe sur les avions de sa capacité » , promet d’annoncer prochainement de nouvelles lignes.

Partenaire du programme de fidélité Flying Blue, la compagnie opère 200 vols régionaux hebdomadaires pour desservir 15 destinations en France, en Allemagne et en Italie : Bergerac, Le Puy-en-Velay, Limoges, Lyon, Marseille, Mende, Metz-Nancy, Nice, Toulouse, Pau, Périgueux, Paris Orly, Stuttgart, Friedrichshafen et Milan-Malpensa.

Photo © Twinjet

CS300 airBaltic : sitôt livré, sitôt mis en service (vidéo)

La compagnie aérienne lettone airBaltic revendique un record mondial en ayant mis en service commercial son sixième Bombardier CS300 cinquante minutes seulement après sa réception à l’aéroport de Riga la semaine dernière.

Le sixième CS300 d’airBaltic, immatriculé YL-CSF, s’est posé à l’aéroport de Riga le 21 juillet à 11h15. Le vol de convoyage sans escale depuis Mirabel (Canada), où se situe l’usine de Bombardier, a duré 7h25 pour une distance de 6 470 kilomètres.

L’immobilisation au sol initiale était terminée à 12h06. L’appareil a quitté l’aéroport de Riga à 12h17 pour son premier vol avec des passagers, à destination de Zurich. C’est la première fois que l’immobilisation d’un CS300 a duré si peu de temps avant un vol inaugural, indique la compagnie aérienne dans un communiqué.

Martin Gauss, le directeur général d’airBaltic, « très fier » de son équipe, estime que « nous avons encore démontré notre professionnalisme en tant qu’opérateur de lancement du CS300 avec ce record du monde » .

airBaltic indique qu’à ce jour, sa flotte de CS300 a opéré plus de 2 163 vols réguliers et plus de 5 523 heures de vol. Au total, la compagnie a transporté plus de 245 131 passagers à bord du CS300. Le premier exemplaire lui a été livré le 28 novembre 2016 et a été mis en service entre Riga et Amsterdam le 14 décembre 2016.

airBaltic prévoit d’exploiter vingt CS300 d’ici la fin 2019. Les appareils remplacent et étendent la flotte de Boeing 737-300 et -400 plus anciens. La compagnie effectue ainsi une transition vers une flotte « tout Bombardier » , exploitant aussi douze turbopropulseurs Q400.

Ses CS300 sont aménagés en une classe unique de 145 sièges et desservent depuis Riga des destinations comme Amsterdam, Barcelone, Rome, Moscou, Londres, Paris, Vienne, Athènes ou Madrid. Le nouvel appareil est également en service chez Swiss International Airlines depuis début juin.

airBaltic a réalisé une vidéo de l’entrée en service de son sixième CS300 :